La Sophrologie

Qu'est-ce que c'est ?

En bref, la sophrologie s’inspire de différentes disciplines telles que le yoga, la méditation, la psychologie et certains courants philosophiques. C'est un ensemble de techniques de relaxation qui permet de trouver des solutions aux problèmes du quotidien.

On apprend à induire la détente du corps et de l'esprit, par un travail sur la respiration, les ressentis du corps en mouvement et la visualisation. Mais -même si c’est déjà beaucoup-, il ne s’agit pas seulement de se relaxer ! C’est aussi une méthode concrète, où l’on part d'un état (stress, anxiété, déprime, manque de confiance en soi, insomnie…) pour chercher à le modifier, et retrouver un équilibre, un bien-être. Nous travaillons ensemble à identifier et développer vos ressources personnelles, pour que vous puissiez à court terme être autonome et atteindre vos objectifs.

Dans ce processus de changement, la pratique régulière des exercices est essentielle, car c’est elle qui permet d’accéder à une complète autonomie, et à une meilleure connaissance de soi. Et oui, changer le regard que l’on porte sur soi et sur la vie pour être « bien dans sa peau », ça s’apprend !

La sophrologie fait partie des techniques dites « de thérapie brèves », ce qui signifie qu’un accompagnement sophrologique s’envisage souvent sur un assez court terme. Selon la demande, cela varie en général de quelques séances à un an… Le rythme des séances (sauf dans le cadre d’une préparation à l’accouchement ou d’un évènement particulier) est en général d’une séance par semaine au début. Au bout d’un mois environ, on commence à espacer les séances… c’est le début de l’autonomie !

Pour ceux qui souhaiteraient quelques approfondissements, voici les principes essentiels de la sophrologie :

  1. L’intégration du schéma corporel

    Plus familièrement, intégrer son schéma corporel, c’est passer de « à côté de ses pompes » à « être bien dans sa peau »…

    Pour cela, on travaille à prendre conscience de 3 éléments, pour être à même de les utiliser au mieux selon les situations, et le plus naturellement et harmonieusement possible :

    • le corps connu, c’est-à-dire ce dont on a appris à se servir, à nommer, comme par exemple notre tête, nos bras, nos jambes…
    • le corps vécu, qui travaille à notre insu en permanence et auquel on ne prête attention que quand il se dérègle, comme notre respiration, nos muscles, notre appareil digestif…
    • le corps exprimé, qui comme son nom l’indique exprime consciemment ou non beaucoup de choses sur notre personnalité ou nos émotions : nos gestes, notre langage, nos posture

  2. Le principe d’action positive

    Cela signifie qu’on se concentre sur les éléments positifs de la situation, les qualités de la personne, et que l’on travaille à nourrir l’imagination de projections positives.

    Il s’agit d’une sorte de rééducation mentale, où l’on apprend progressivement à mettre en avant le positif dans chaque chose, et à faire coïncider notre imagination avec notre volonté, pour en décupler le pouvoir et nous permettre d’atteindre plus facilement notre objectif.

    Ce principe s’appuie sur plusieurs constats :

    • Tout d’abord sur les travaux d’Emile Coué qui met en avant plusieurs « lois » :

    1. Le fait que quand l’imagination et la volonté sont en conflit, c’est toujours l’imagination qui gagne et on obtient souvent le contraire de ce que l’on souhaitait ! Prenons un exemple familier : Vous n’arrivez pas à trouver le sommeil… Vous avez un rendez-vous très important le lendemain, et il faut absolument que vous dormiez pour être à la hauteur. Plus vous vous répétez qu’il faut que vous dormiez (votre volonté), et imaginez malgré vous ce qui vous attend si vous n’arrivez pas à vous endormir… et plus vous vous destinez à une belle nuit blanche !

    Par conséquent, pour atteindre son objectif, l’imagination doit être en accord avec la volonté…

    2. Que l’on peut orienter l’imagination et se « reconditionner » positivement, car le cerveau ne fait aucune différence entre que ce qui est fortement imaginé et ce qui est réellement vécu.

    • Et l’approche systémique, selon laquelle notre manière de penser influe sur nos actions, qui influent à leur tour sur notre façon de ressentir les choses, qui influent à leur tour sur notre façon de penser, et ainsi de suite…. En s’appuyant sur ce constat, l’idée est qu’en « rééduquant » notre façon de penser, c’est toute la chaîne que l’on modifie positivement, par une sorte d’effet boule de neige…

  3. Le principe de réalité objective

    C’est-à-dire voir les choses telles qu’elles sont. Ce principe concerne davantage le sophrologue car il implique :

    • De tenir compte de l’état de la personne qu’il accompagne (maladie, fatigue…) et du contexte dans lequel se déroule la séance
    • D’être au clair avec notre situation personnelle et authentique vis-à-vis de la personne que l’on reçoit, de façon à être le plus efficace possible pour l’accompagner dans la réalisation de son objectif.